Nancy – Tergnier

Pour cette année notre randonnée vélo annuel nous mènera de Nancy à Trégnier. Nous sommes la même équipe que l’année dernière : Martine, Maryse, Hervé et moi.
Lors de ce parcours d’une longueur initiale d’environ 680 kilomètres et durant ce périple qui s’est déroulé sous un temps clément et très souvent ensoleillé nous avons longé rivières et canaux de la région Grand Est.
Nous avons pu également constaté souvent le manque d’eau suite à l’absence d’eau de ces 4 derniers mois.

Les Rivières

La Meurthe est un cours d’eau du Grand Est qui prend sa source à la Fontaine des Voleurs en contrebas du Montabey. Il est un affluent de la Moselle d’une longueur de 160 km.

La Moselle , affluent du Rhin, est une rivière du Nord de la France, du Luxembourg et de l’Ouest de l’Allemagne. Elle prend sa source dans le massif des Vosges, au col de Bussang, et se jette dans le Rhin à Coblence. Elle a une longueur de 560 km.

LIngressin est une petite rivière de Meurthe-et-Moselle, affluent de la Moselle longue de 13 kilomètres. Elle longe le canal de Toul à Foug.

La Meuse est un fleuve européen qui prend sa source en France, près du village de Le Châtelet-sur-Meuse, et se jette dans la mer du Nord à Hambourg après avoir parcouru 970 km. Elle traverse la France, la Belgique et les Pays Bas. Elle nous accompagne à partir de Toul.

La Sambre est une rivière franco-belge, affluent de la Meuse, de 190 km de long. Sa source est dans le massif des Vosges dans le bois de La Haie-Equiverlesse, sur la commune de Fontenelle, près du Nouvion-en-Thiérache sur le plateau de Saint-Quentin. Cette rivière est canalisée depuis Landrecies. Elle nous accompagne à compter de Namur et nous la quittons à Maubeuge

L’Oise est une rivière franco-belge qui prend sa source en Belgique, à 309 mètres d’altitude dans le massif forestier dit Bois de Bourlers au sud-est de la ville de Chimay. Elle se jette dans la Seine au Pointil. Cette rivière a un cours de 341 kilomètres presque entièrement navigable et est bordée de canaux sur 104 kilomètres




Les canaux

Canal de la Marne au Rhin Est
Longueur 159 km. Écluses 57.
De Strasbourg à Frouard ce canal est apprécié du tourisme fluvial. Il traverse le Parc naturel régional de Lorraine, les Vosges et la plaine d’Alsace. Son tracé aux nombreux ouvrages d’art est vraiment spectaculaire : on y emprunte la plus haute écluse du réseau Freycinet, Réchicourt, et le plan incliné d’Arzviller – qui a fêté son demi-siècle en 2019 – où les bateaux sont hissés le long de la falaise.
Nous le suivrons de Nancy à sa connection avec la Moselle à Frouard

La Moselle Canalisée
Longueur 152km/ Écluses 17.
La Moselle recueille un fort trafic commercial entre Frouard et le Luxembourg. Elle traverse Metz et sa zone d’industries. Des ports de plaisance ou des bras secondaires permettent, néanmoins, de se mettre à l’abri du trafic. Aux abords de Nancy, le paysage de collines boisées est très plaisant.
Elle a été canalisée entre 1958 et 1964 grâce à un accord franco-allemand qui a permis l’aménagement de 14 écluses, rendant le fleuve accessible aux bateaux de fort tonnage.
Nous la suivons entre Frouard et Toul

Canal de la Marne au Rhin Ouest.
Sa longueur est de 132 km, Il possède 97 écluses et relie Vitry-le-François à Toul. Nous
Les plaisanciers aiment ce beau canal. La coexistence avec les mariniers y est un attrait, un enrichissement et une sécurité. Le passage du tunnel de Mauvages (4 800 m) est un grand moment. On y est tracté par l’un des deux derniers toueurs de France.
le suivrons de Toul à Troussey.

Canal de la Meuse
Longueur 272 km. Écluses 69.
Il relie le canal de la Marne au Rhin depuis Troussey à la haute Meuse belge à Givet. Anciennement appelée « canal de l’Est », cette liaison emprunte le plus souvent le lit de la Meuse, majestueux cours d’eau d’une incroyable beauté. Fleuve européen par excellence, la Meuse est l’une des grandes voies d’accès de nos voisins plaisanciers belges, hollandais et allemands.
A Pont à Bar il est connecté au canal des Ardennes.

La Haute Meuse belge
De Givet à Namur 46 km avec 9 écluses dans un parcours somptueux dans les Ardennes belges, ponctué de ports et de haltes bien équipées. La haute Meuse traverse Dinant pour aboutir à Namur, capitale de la Wallonie, où elle est rejointe par la Sambre

La Sambre Belge
Longueur 87 km. Écluses17.
La longue zone industrielle et portuaire de Charleroi tranche avec l’environnement bucolique des autres biefs de la Sambre. D’Erquelinnes à Namur, la rivière, très sinueuse, dessert de nombreux sites touristiques du Hainaut. C’est une jolie voie de transit franco-belge, une agréable alternative à la Meuse.

La Sambre
Longueur 53 km. Écluses 9 km.
Cette partie de rivière canalisée se termine à Landredcies où elle se connecte au canl de la Sambre à l’Oise.
Un agréable parcours transfrontalier avec, en prime, la traversée du Parc naturel de l’Avesnois après Landrecies et de nombreux sites touristiques. La rivière canalisée constitue une jolie voie de transit entre la France et la Belgique.
Nous la quitterons à Maubeuge

Canal de la Sambre à l’Oise
Longueur 71 km. Écluses 34.
De Landredies à Farniers près de Trégnier cette voie, qui unit le Bassin parisien à la Meuse belge, a peu à peu perdu son trafic commercial au profit de la plaisance. Joli parcours dans la vallée de l’Oise. Il se connecte au canal de Saint-Quentin
Nous le récupérerons à Ribemont où commence la vélo route qui longe le canal





Samedi 5 Septembre
Auxerre Nancy

Pour cette première étape ce sera beaucoup de train et peu de vélo. Nos parcours en vélo nous permettront de rejoindre la gare d’Auxerre puis de faire le parcours entre la gare de Bercy et la gare de l’Est et enfin de rejoindre notre véritable point de départ Nancy.
Notre voyage se déroule dans de bonnes conditions et les trains sont à l’heure. La sortie de la gare est simple puisque nous sommes sur le quai qui jouxte la sortie vers la salle des pas perdus. Un peu de recherche pour trouver notre logement « Au Coeur de Nancy »et nous sommes chaleureusement accueillis par notre hôte qui prend le temps de nous indiquer ce qu’il y a à visite à Nancy.
Avant m’aller diner nous faisons un tour par la place Stanislas et dans le vieux Nancy.
Nous dinons à la brasserie Excelsior lieu incontournable pour manger : au menu jarret de porc et choucroute accompagné pour moi par un picon bière. Puis direction le lit ……

Dimanche 6 Septembre
Nancy – Toul

Avant de quitter de Nancy nous partons un peu plus à la découverte de la ville. Nous souhaitons visiter le palais ducal : il est fermé pour rénovation. Nous nous rabattons sur l’exposition qui a lieu à …………. et nous baguenaudons dans la vieille ville. L’heure du départ à sonner. Nous repassons chez notre hôte pour récupérer nos vélos et avant de partir nous parcourons le quartier où se sont bâtis des maisons style Art nouveau dont le plus bel exemplaire est la villa Marjorel que nous ne pourrons pas visiter. Elle ouvre à 14h00 et nous jugeons que cette visite pourrait nous mettre dans la difficulté pour rejoindre Toul. Alors prenons la route qui va nous mener vers la voie verte qui longe le canal de la Marne au Rhin.
Bien que l’ayant fait trois ans plus tôt nous avons du mal à assembler nos souvenirs et à nous rappeler des lieux où nous sommes déjà passés.
Arrivés à Toul nous rejoignons notre hôtel pour une douche bien méritée. Pour le repas nous trouvons sur Internet le bar « Chez Lulu ». Nous téléphonons pour savoir s’ils peuvent recevoir 4 malheureux sinistrés de la route qui ont faim. Dans l’affirmative nous rejoignons ce lieu où nous mangeons très bien. Avant de rejoindre notre résidence de nuit nous assistons au spectacle « La Belle Saison » sur la place Stanislas. Puis direction nos plumards pour une nuit bien mérité

Lundi 7 Septembre
Toul – Saint Mihiel

Avant de quitter Toul nous repassons chez Lulu pour récupérer un vêtement que nous avons oublié hier. Nous taillons la bavette autour d’un café. Malheureusement l’heure tourne et il est temps de prendre la route. Nous ne manquons pas de visiter la magnifique cathédrale. Nous empruntons une vélo route que nous avons déjà parcourue lors de notre randonnée qui nous a mené de Strasbourg à Bar-le-Duc. Sur cette première partie de parcours le niveau de l’eau dans le canal est bien basse et il est envahi par les herbes. Nous retrouvons avec plaisir le tunnel de Foug : nous savons qu’une brève et dure montée nous attend pour passer au-dessus du tunnel. Puis nous redescendons vers Pagny-sur-Meuse puis Troussey où se situe la confluence de la Marne-au-Rhin et du canal de la Meuse. Nous faisons une halte à Commercy pour visiter l’église. A Pont-sur-Meuse nous quittons le canal et nous allons à travers la campagne vers Saint-Mihiel où nous attend notre logement : l’hôtel de la Gare qui est l’ancienne gare de cette ville.

Mardi 8 Septembre
Saint-Mihiel – Verdun

Après un excellent petit déjeuner nous allons vers l’abbaye de Saint Michel qui est réfection. Malgré les travaux l’intérieur est accessible au public et cet édifice religieux , vide de toute décoration et ameublement est imposant et son orgue est splendide.
Nous prenons la route vers Verdun et la première partie de cette journée se passe sur la RD et ne présente aucun intérêt.
A Tilly-sur-Meuse nous allons voir un lavoir à plancher mobile : le plancher du lavoir est mis par un système de poulies à hauteur de la rivière. Nous abandonnons la RD pour prendre l’ancienne voie de chemin de fer qui a été transformée en voie vélo et l’ambiance du milieu change totalement. Nous prenons la route vers Dieue-sur-Meuse pour aller voir le canal que nous avons très peu longé depuis que nous l’avons rejoint. Nous en profitons pour manger. Nous repartons et nous déclinons une invitation à visiter l’église. Mais nous voulons voir l’église d’Ancemont. En arrivant à l’église nous disons bonjour à un gentil cantonnier qui nous propose d’aller chercher la clé pour voir l’intérieur de l’église. Et nous découvrons une magnifique restauration effectué par une quarantaine d’étudiant artiste sur une période de trois ans.
Nous rejoignons enfin notre logement à Verdun où nous déposons nos bagages et nous décidons d’aller à l’Ossuaire de Douaumont que nous visitons.
Puis retour à Verdun pour une bonne douche suivi d’un diner à la brasserie Ln et direction nos chambres pour une 4P que nous espérons bonne et réparatrice.
Avant de me coucher je reprends un peu le cheminement de notre trajet de demain parce que je n’ai pas fini le parcours au bon endroit. Alors j’ajoute quelques kilomètres à notre parcours.

Mercredi 9 Septembre 2026
Verdun – Stenay

Après un petit déjeuner traditionnel (Baguette – Café – Confiture – Jus d’orange – Beurre – Croissant ou pain au chocolat) nous commençons notre journée par visiter la cathédrale de Verdun – Sérieusement endommagée pendant la bataille de Verdun elle est restaurée de 1919 à 1930. C’est au cours de cette restauration que sera redécouvert la crypte. Restaurée elle sera aménagée pour la visite.
La journée est ventée et nous allons avoir souvent le vent de face. Nous commençons notre trajet sur un véloroute. Nous basculons ensuite sur une route départementale. Pour le déjeuner, sur Internet, nous trouvons un restaurant sur notre route. Malheureusement il est fermé et nous reprenons notre chemin. Nous faisons un détour pour Dieue-sur-Meuse pour visiter l’église. Nous trouvons une boulangerie qui remplace avantageusement la visite et nous dégustons nos emplettes au bord de la Meuse. La dernière partie du parcours se fait sur la véloroute.
Arrivés à Stenay, nous rejoignons notre Villa Hôtel situé en zone industrielle. Les chambres sont petites mais confortables. Nous dinons puis nous rejoignons nos chambres pour un sommeil réparateur.

Jeudi 10 Septembre 2026
Stenay – Sedan

La routine est maintenant bien installée ; réveil – petit-déjeuner – préparation des sacs et vérification des vélos. Avant de prendre la route pour Sedan nous passons par la boulangerie de Basseaux pour acheter des madeleines de Stenay qui sont sans conservarteur.
Notre parcours de ce jour se fera sur les 3 types de voies que nous rencontrons : 1/3 de route – 1/3 de voie partagée et 1/3 de véloroute. Au démarrage pas de chaleur excessive et un vétement chaud est le bienvenue. Il n’y a pas de vent et le soleil me demande d’enlever une couche.
Pour le repas de midi nous nous arrêtons à Mouzon dans une boulangerie. Nous achetons le nécessaire pour nous restaurer que nous grignotons sur la terrasse de ce magasin. Avant de repartir nous visitons l’église et nous reprenons notre cheminement vers Sedan.
Arrivés à l’hôtel Saint Michel nous prenons possession de nos chambres. Puis nous nous dirigeons vers la forteresse pour la visiter. Ce monument très bien conservé et entretenu est magnifique.

Vendredi 11 Septembre 2026
Sedan – Monthermé

Bon petit déjeuner et départ pour Monthermé. Petit tour par la ville de Sedan où le comice agricole commence ce jour et se terminera dimanche. Tout le centre ville est interdit à la circulation des voitures. Comme il y a encore peu de monde le passage en vélo est facile. La ville abrite de beaux monuments et de belles maisons.
Le température est un peu fraîche et une couche supplémentaire avec une paire de gants est bienvenue. Nous rejoignons la voie tranardenne et nous voilà partis pour Monthermé.
Nous faisons une première halte à pour prendre un café à. La deuxième halte se fait sur la place de la …….. à Charleville-Mézières. En repartant nous passons devant le musée Raimbault qui est un ancien moulin puis nous allons voir la friche industrielle de l’ancienne usine métallurgique La Macérienne des Etablissements Clément Bayard. Ses bâtiments construits entre 1894 et 1959 témoignent de l’architecture industrielle avec des structures en möellons, briques et charpente métalliques. Rachetés pae le Conseil Général des Ardennes ces bâtiments sont en cours de réhabilitation à l’identique pour abriter des structures type FabLab.
Après ce détour nous rejoignons notre vèloroute pour nous diriger vers Monthermé. Le paysage change complètement et nous progressons le long de la Meuse encaissée. Le paysage devient plus vert et nous voyons de nombreux troupeaux de vaches.
Nous y arrivons vers 17h00 et comme l’hôtel se nommes Aux Bords de Meuse nous n’avons aucun mal à le trouver. Les chambres sont spacieuses et propres. Comme tous les soirs apéro à 18h30 et dîner à 19h00.

Samedi 12 Septembre 2026
Monthermé – Givet

Nous avons 65 kilomètres à parcourir et nous décidons de partir un peu plus tôt. Le rendez vous pour le petit déjeuner est fixé à 08h00. Nous sommes à l’heure et après un bon petit déjeuner nous préparons nos affaires que nous mettons sur nos montures. Contrairement à notre habitude nous ne visitons pas Monthermé : en fait pas grand chose à voir.
Nos reprenons l’EV19 et nous continuons à suivre la Meuse canalisée. La vallée se rétrécit et nous retrouvons dans une largeur contrainte par la montagne ardennaise les moyens de communication qui nous permettent de nous déplacer dans notre siècle : la route pour les véhicules à moteur – la voie d’eau aménagée pour le transport fluvial, le train pour le transport des voyageurs et des marchandises, la route pour les véhicules motorisés et les véloroute pour ceux qui choisissent ce mode de transport.
A Haybes nous trouvons une boulangerie pour le ravitaillement que nous dégustons sur le bord de la Marne. Avant de reprendre la route nous faisons un tour dans le village pour aller voir les anciennes ardoisières de Saint-Antoine et de l’Espérance. La commune était cernée de carrière et l’ardoise était exportée vers l’Outre-Manche. Ce village a abrité jusqu’à 50 ardoisières. Cette exploitation a façonné le paysage, l’architecture et la vie des habitants. Les accumulations de verdeaux (morceaux non exploitables ou issus de la taille des blocs) sont mentionnés comme des vestiges typiques de cette industrie (routedelardoise.com). En lisant un panneau nous apprenons ainsi qu’un patron ardoisier a loué 520 ares en surface pour travailler l’ardoise et 19 hectares en tréfonds pour l’exploiter.
Nous reprenons notre chemin pour arriver à Givet où nous rejoignons notre hôtel …….. le sur la rive gauche de la Meuse.

Dimanche 13 Septembre 2026
Givet – Namur

Routine inchangée. Départ de l’hôtel à 09h30. Un petit moment de flottement pour trouver le bon chemin pour prendre la direction de Namur. Nous traversons le centre ville de Givet pour retrouver la Ravel Meuse. Le mot Ravel est en fait l’acronyme pour Réseau Autonome des Voies Lentes. Elle commence par nous faire traverser une belle forêt que nous quitterons que pour rejoindre les bords de Meuse.
Arrivée à Dinant nous faisons un détour pour visiter la cathédrale collégiale. Elle possède le vitrail qui est considéré comme le plus grand d’Europe. Elle est également comme l’un des plus représentatifs de l’art gothique de style mosan.
Après nous être restaurés nous reprenons notre cheminement vers Namur. Une pluie légère nous accompagne et nous oblige à sortir nos parkas. De magnifiques demeures bordent la rivière. Une pluie un peu plus forte nous contraint à nous abriter sous le feuillage d’arbres.
Arrivés à Namur nous rejoignons l’hôtel B&B. Nous déposons nos affaires et nous allons prendre le téléphérique pour monter au fort de Namur. Nous ne pouvons pas profiter des visites à faire du fait du manque de temps et il n’y a aucun panneau indicatif pour nous donner des explications sur sa construction et sa raison d’être. Alors nous redescendons par le même moyen et cherchons un restaurant pour notre diner. Nous finissons par échouer chez Fred et nous faisons un excellent diner. Puis retour vers l’hôtel pour une nuit bien méritée.

Lundi 14 Septembre 2026
Namur – Charleroi

Nous quittons définitivement la Meuse pour remonte la Sambre, rivière franco-belge longue de 190 kilomètres que nous suivrons jusqu’à Maubeuge. Elle s’écoule depuis les contreforts des Ardennes, où elle prend sa source, au Nouvion-en-Thiérache. Elle est canalisée au gabarit Freycinet (250 tonnes à 1,8 m d’enfoncement) de Landrecies jusqu’à Monceau et au gabarit 1350 tonnes en aval jusqu’à Namur. Comme beaucoup de canaux le traffic industriel est faible sur le tronçon au gabarit Freycinet.
Nous passons dans la zone industrielle de Namur où il y a à la fois des industries en fonctionnement et des friches industrielles. Nous constatons que le trafic est important sur la Sambre et les péniches transportent principalement des matériaux de construction, des minéraux et des produits métallurgiques.
Nous faisons un détour par Fleurette pour visiter l’abbaye qui malheureusement n’est pas ouverte le lundi. Nous reprenons notre cheminement et nous arrêtons à Jemeppe-sur-Sambre pour prendre de la documentation à l’Office de Tourisme et acheter de l’avitaillement pour le déjeuner.
Nous continuons notre chemin pour arriver à Charleroi et rejoindre l’Ibis Rouge pour prendre nos chambres. Nous posons nos bagages et nous allons faire une petite promenade dans la ville basse. Nous allons jusqu’à la place Vauban et nous visitons l’église Saint Christophe. En redescendant vers l’hôtel nous prenons notre diner et retour vers l’hôtel pour la nuit.

Mardi 15 Septembre 2026
CharleroiMaubeuge

Petit-Déjeuner – Préparation des sacs et des vélos et départ vers 09h30. Décidément la routine est définitivement installée. Nous passons par la zone industrielle où nous constatons également de nombreuses friches industrielles. Arrivés à Aulne nous faisons un détour par l’abbaye que nous ne visitons pas et nous allons pédaler dans un très beau parcours où nous longeons la forêt. Arrivés à Thuin nous décidons de passer par l’Office de Tourisme pour essayer de trouver une carte générale de notre parcours en Belgique et une sacré côte nous attend. Arrivés à notre destination nous trouvons ce que nous souhaitons et nous décidons de repartir vers la basse ville pour trouver un endroit où nous restaurer. Nous arrêtons à une boulangerie où rien nous convient. Alors nous trouvons Maca’dwich : faute de grives nous mangeons des merles.
A partir de cette ville le paysage change et les champs remplacent la forêt. A Erqueline nous franchissons la frontière et nous passons à Jeumont qui est le berceau de la société des forges et ateliers de constructions électriques de Jeumont : une ancienne entreprise française qui produisait du matériel électrique. En 1964, au sein du Groupe Empain-Schneider, elle fusionne avec Le Matériel Électrique Schneider-Westinghouse pour former Jeumont-Schneider.
Nous arrivons à Maubeuge et nous rejoignons le Grand Hôtel qui sera notre lieu de résidence pour la nuit. Nous dînons dans le restaurant de l’hôtel et nous ne tardons pas à rejoindre notre chambre.

Mercredi 16 Septembre 2026
MaubeugeHirson

Aujourd’hui et demain deux longues étapes nous attendent. Pour ce jour nous ne changeons pas nos habitudes. Départ 09h30. Nous allons à l’Office de Tourisme pour prendre des informations sur notre parcours du jour : peu de documentation intéressante pour nous Deuxième changement nous n’allons plus suivre un chemin de halage transformé en vélo route mais l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Maubeuge à Glageon qui se nomme l’axe vert ou la voie verte de l’Avesnois. Elle utilise sur environ 30km l’ancienne voie ferrée ouverte en 1885 qui reliait Maubeuge à Fourmies. Nous passons une première partie de journée agréable à traverser les bocages, les prairies et les zones forestières de « la petite Suisse du Nord ». Nous passons dans des « cavées » creusées pour faire passer la voie de chemin de fer. Toutes les gares ont été rénovées et pour certaines transformer en halte vélo avec café, dortoir et restauration. A Glageon nous nous déroutons pour aller nous ravitailler dans une bàulangerie. Nous n’avions pas imaginé que les magasins puissent être fermés ce jour là. Alors nous nous rabattons sur l’InterMarché pour quelques achats. Nous rejoignons l’itinéraire partagée et en site propre qui va nous amener à Hirson.
Nous rejoignons notre logement réservé sur Booking et nous avons quelques surprises : le code donné pour accéder au logement n’est pas le bon et les draps housses des deux lits ne sont pas d’une propreté absolue (problèmes vite réglés par le propriétaire des lieux que nous n’aurons jamais au téléphone : toutes les demandes et réponses se passent par SMS [les temps modernes ….].
Nous ferons un excellent diner dans la pizzeria Kangoo’s.

Jeudi 17 Septembre 2026
Hirson – Mézière-sur-Oise

En distance cettr étape est la plus longue du parcous alors nous changeons nos habitudes pour un départ matinal. Comme nous n’avons pas prévu de prendre le petit déjeuner dans la location nous commençons par rejoindre une boulangerie « Marie Blacher » pour prendre ce repas.
De Hirson à Guise nous allons emprunter L’Axe Vert de la Thiérache qui est une voie verte d’environ 37 kilomètres aménagée sur une ancienne ligne de chemin de chemin de fer qui reliait Hirson à Guise. L’itinéraire sillonne la campagne le long de l’Oise entre peupliers, pâtures, petits villages perchés et églises fortifiées.
Arrivés à Guise nous faisons le détour par le Familistère et nous en profitons pour manger dans l’estaminet Godin : très bon repas.
Il est temps de reprendre notre cheminement. Nous n’avons fait que la moitié du chemin. De Guise à Ribemont l’itinéraire suit une ancienne voie de chemin de fer d’intérêt local. Au carrefour vers Vaudencourt je fais un rapide aller/Retour pour prendre une photo du canal de la Sambre à l’Oise dont le tracé va nous accompagner jusqu’à la ville de Trégnier. A Origny-Sainte-Benotte fin de la voie verte pour reprendre une section partagée. Arrivés à Ribemont nous rejoignons la rive droite du canal qui va nous amener directement à notre dernier lieu de résidence de ce séjour. La maison d’hôtes le Robinson est au bord du canal. Cet hébergement est splendide et la maîtresse de maison nous explique son domaine qui est également un parc de jeux mécaniques pour enfants.

Le canal de jonction de la Sambre à l’Oise est un canal à bief de partage dont la longueur est de 71 kilomètres. Il débute à Landrecies et se terminé à Tergnier. Il comporte 38 écluses [3 sur le versant Sambre et 35 sur le versant Oise]. L’altitude la plus haute est 143.00 mètres au dessus du niveau de la mer et la plus basse est à 49.00 mètres au dessus de la mer. A Fargniers (commune de Tergnier) il est connecté au canal latéral à l’Oise et le canal de Saint-Quentin. Sa construction fut décidée au début du XIXe siècle dans le but d’alimenter Paris en charbon belge extrait dans le bassin minier de Charleroi, la production des mines du Valenciennois ne suffisant plus.